Federation francaise de Mus
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o Règles du jeu de Mus o



III. Le dialogue (voir schéma) :

Comme au poker, le joueur estime son jeu et mise selon celui-ci ou son désir de bluffer. On dialogue d'abord au Grand, puis au Petit, aux Paires, et enfin au Jeu (ou au Point).
C'est celui qui a la parole (esku) qui engage le dialogue. 4 choix possibles :

1 - Il passe (paso) car mauvais jeu : la parole est alors au joueur situé à sa droite. Si tous les joueurs vont "paso", 1 point ira au meilleur à la fin, si on parle pour le Grand (haundia), le Petit (tipia) ou le Point (pundia). Si on parle pour les Paires (pariak) ou le Jeu (Jokua), le meilleur des joueurs concernés empochera sa valeur de base à laquelle on ajoutera celle de son partenaire (même si celui-ci a une Paire ou un Jeu moins bon que ses adversaires car on joue en équipe). (Ex. pour un "31" : 3 points [Voir Décompte des valeurs de base ]).

2-Il engage 2 points (imido) car bon jeu. C'est la mise minimale et la plus courante. L'un des 2 adversaires, en concertation avec son partenaire, a alors le choix entre 4 réponses :

  • Il laisse tirer car son jeu n'est pas bon (tira) : 1 seul point sera alors tiré.
  • Il dit iduki car jeu moyen : les enchères sont bloquées et ces 2 points seront tirés à la fin par le meilleur.
  • Il surenchérit (par ex, 3 points de plus = "hiru tantos gehiago") car très bon jeu ou gros bluff. L'adversaire est alors, à son tour, mis dans la position de répondre à un simple imido à ceci près qu'en cas de tira il laissera tirer non pas 1 mais 2 points ; et qu'en cas d'iduki, c'est du cumul des points des enchères qu'il s'agira (vu l'exemple, 5 points).
    En cas de surenchères successives (par ex. imido [2 pts], 5 pts de plus, 10 de plus et 10 de plus), le tira équivaudra au cumul des avant-dernières enchères (17 pts) et l'iduki au cumul de celles-ci (27 pts).
    Les surenchères ne s'effectuent pas forcément crescendo : on peut ne surenchérir par exemple que de 2 après une surenchère de 10 points.
  • Il engage toute la manche (hordago) en cas d'excellent jeu ou de bluff. La réponse sera soit de laisser tirer 2 points (tira) ou de faire kanta. Là, le jeu s'arrête et le meilleur gagne la manche sur cette phase.

3 - Il engage plusieurs points (ex. 4 points imido (lau tantos imido) en cas de bon jeu ou bluff.
Le cas de figure de la réponse est le même que pour un simple imido mais les enjeux ne sont plus les mêmes :
A - On laisse tirer (tira) : 1 point.
B - Iduki : 4 points à la fin au meilleur.
C - Surenchère : le cumul sera plus élevé puisque la mise de départ est plus forte.
D - Hordago : +tira : 4 points ; +kanta : la manche au meilleur.
Autre ex. : imido + 3 points de plus + 5 points de plus + hordago + tira : on laisse tirer 10 points.

4- Il engage toute la manche (hordago), très bon jeu ou bluff (sur la seule phrase de jeu où on parle alors).
Réponse : soit tira (1 point), soit kanta (la manche est gagnée par le meilleur).

Remarques :

  • Quelle que soit la mise initiale (imido, x imido ou hordago), quand elle est suivie d'un tira, 1 seul point sera tiré.
  • Après un imido, quel que soit le montant de la première surenchère (même hordago), quand elle est suivie d'un tira, 2 points seulement seront tirés.
  • Les gains issus des iduki et kanta iront à la meilleure équipe car sont pris en compte les jeux des 4 joueurs (même ceux des joueurs qui n'ont pas dialogué) ou des concernés pour les Paires et le Jeu.
  • Si 2 adversaires ont le même jeu, en cas de paso, d'iduki ou de kanta, celui qui gagnera la mise sera celui qui sera esku par rapport à l'autre.
  • Au moment de la concertation entre partenaires pour décider s'ils "sortent" ou s'ils vont mus, ils peuvent s'apercevoir que l'un a un bon Grand et l'autre un bon Petit. Ils ont alors la possibilité d'engager un point à la fois au Grand et au Petit (biak imido). L'autre équipe devra répondre successivement à l'un et à l'autre. Elle pourra, par exemple, faire iduki au Grand et laisser tirer le Petit. Puis le jeu se poursuit par les Paires.
  • Lorsqu'on répond à un adversaire, lors d'un dialogue, sans concerter son partenaire, il est prudent de rajouter ene gatik (en ce qui me concerne) ; ce pour laisser toute liberté à celui-ci de répondre différemment. En l'absence de cette précaution, c'est la décision de celui qui a parlé le premier qui est retenue. Quand les 2 partenaires émettent un avis en même temps, c'est la décision de celui qui a parlé en premier qui est retenue.

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